Formation, reconversion, statut, premiers clients, quotidien… Je reçois cinq à six questions par jour sur mon métier. Voici mes réponses honnêtes, celles que j'aurais aimé lire avant de me lancer.
Depuis que j'ai lancé mon compte Instagram et mon site, les questions sur le métier ne cessent d'affluer. Plutôt que de répéter les mêmes réponses, j'ai réuni ici l'essentiel : ma formation à distance, le choix du statut, mes débuts pas toujours glorieux (oui, j'ai inventé de faux projets au tout début), mon investissement de départ et mon quotidien. Le tout en toute transparence.
J'ai parfois cinq à six demandes par jour sur mon parcours, mon quotidien, ma formation. Répondre à chacun, c'est autant de temps en moins sur mes projets ; alors j'ai tout réuni ici.
J'ai raconté mon parcours en détail dans mon article sur ma formation en décoration. Quelques compléments concrets :
Ai-je eu peur de me lancer ? Oui… et non. Oui, car je partais dans l'inconnu, avec un léger syndrome de l'imposteur : étais-je légitime avec une simple formation à distance ? Non, car j'étais arrivée à un moment de ma carrière en communication où j'avais besoin de passer à autre chose. J'ai eu la chance de partir avec une rupture conventionnelle, donc un filet de sécurité qui m'a permis de me lancer sereinement. Sans cela, j'aurais sans doute démarré en parallèle de mon emploi.
Côté statut, je ne me suis pas posé mille questions : l'auto-entreprise, pour sa simplicité de création, ses charges réduites et ses démarches allégées. Après plusieurs mois, je confirme que c'est le statut idéal pour un lancement.

Au début, avec un compte Instagram neuf, un site mal référencé et aucun projet à montrer, c'est compliqué. J'ai compté sur le bouche-à-oreille et le réseau : j'en ai parlé autour de moi, rejoint des groupes Facebook de ma région, développé ma communication et mon identité visuelle. Mon tout premier client était un ancien collègue, à la fois rassurant et stressant, mais ça a lancé la machine.
Petit aveu honnête : si vous remontez très loin sur mon Instagram, certains projets montrés étaient… imaginaires. Quand on n'a pas encore de réalisations et qu'on veut prouver son savoir-faire, dessiner des projets fictifs reste un bon moyen de le faire. Ça a fonctionné, puisque de vrais clients m'ont contactée ensuite. Aujourd'hui, tout est réel, je n'ai plus le temps d'en inventer ! Une première mission de gestion d'appels d'offres pour une rénovation totale m'a aussi permis de me constituer un beau carnet d'artisans lyonnais, qui me recommandent désormais. Mes projets viennent aujourd'hui des recommandations, d'Instagram, de mon site de mieux en mieux référencé et de plateformes comme Houzz ou Côté Maison.
On peut se lancer à moindre coût. Mes principales dépenses de départ : mon site (environ 150 euros de main-d'œuvre et 100 euros de nom de domaine et hébergement), une assurance professionnelle (environ 150 euros) et du matériel de dessin (une soixantaine d'euros tous les trois mois). Pendant la formation, j'avais investi dans une imprimante A3, une tablette lumineuse et beaucoup de feutres à alcool.
Côté quotidien, il n'y a pas de journée type. Je gère plusieurs dossiers en parallèle, certains dans les mains des clients pendant que j'avance sur d'autres. J'utilise Sketchup et Photoshop au quotidien, et je commence chaque matin vers 8h45 en faisant le point sur ma journée. Un métier passionnant, exigeant, et que je n'échangerais pour rien au monde. Pour en découvrir plus sur les idées reçues, j'en parle aussi dans cet article.
J'espère que ces réponses vous aideront autant qu'elles m'auraient aidée. Et si c'est plutôt un projet déco que vous avez en tête, côté client cette fois, écrivez-moi : j'en serais ravie.
J'ai suivi une formation à distance (environ 2 000 euros, non prise en charge). Je ne savais pas dessiner : j'ai appris la perspective, la mise en couleur, le travail des ombres et des matières, avec quelques heures de cours particuliers en complément. La formation aide, mais la pratique et l'appétence comptent tout autant.
J'ai choisi l'auto-entreprise : simplicité de création, peu de charges, démarches allégées. C'est le statut le plus adapté pour un lancement, quitte à en changer plus tard si l'activité se développe.
Beaucoup de bouche-à-oreille et de réseau : en parler autour de soi, rejoindre des groupes locaux, soigner sa communication, son identité visuelle et son site. Mon premier client était un ancien collègue. Mon appartement m'a aussi servi de vitrine pour montrer mon travail.

Architecte et décoratrice d'intérieur à Lyon, ancienne de la communication, je partage volontiers les coulisses d'un métier que j'ai choisi par passion. En savoir plus sur moi →
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